Dans quelques semaines, une immense responsabilité pèsera sur les militants socialistes.
Nous devrons choisir celui ou celle qui sera le futur Président de la République si la gauche emporte l’élection de 2007.
· Qui mènera le mieux le combat pour faire triompher le projet socialiste, celui-là même que nous avons voté dans nos sections le 16 juin 2006.
· Qui saura préserver l’unité des socialistes dans le respect du parti, de son histoire, tout en inscrivant dans notre époque nos valeurs de justice et de solidarité.
· Qui saura rassembler la gauche, mobiliser les Français et faire barrage à une droite agressive et à un Sarkozy prêt à tout pour s’emparer du pouvoir.
· Qui saura réformer le pays, conduire une équipe, revaloriser la fonction présidentielle.
· Qui pourra rassurer les Français, relancer l’Europe et guider notre pays dans un monde incertain.
Vous le savez, j’ai la conviction que ce camarade est Lionel Jospin.
Parce-que nous savons qu’il fera un bon Président, il sera notre meilleur candidat.
Ce candidat, notre candidat, n’est pas désigné.
Or, avant même le 3 octobre, date à laquelle nous connaîtrons toutes les candidatures, des listes de supporters circulent, des états-majors de campagne se constituent, des meetings promotionnels s’organisent, certains divulguent même les futurs portefeuilles ministériels !
Nous subissons une pression médiatique immense.
Lors du Congrès du Mans, nous avons adopté un calendrier pour passer le cap difficile des investitures.
Un calendrier en décalage avec la réalité du pays , mais qui est devenu notre feuille de route. Il faut en changer ou la respecter.
Aujourd’hui, c’est le temps de la réflexion, de l’échange. Pas de l’invective ou du déchirement.
Ce contexte ne favorise pas une compétition sereine, entre camarades qui se respectent, dont la différenciation ne pourra se faire que sur le fond, lors de débats équitables.
Fuite en avant et surenchère l’emportent sur le débat, sur le respect, comme si nous voulions, avant même de mener le combat, offrir la victoire à la droite libérale.
Prenons garde ! Le parti est tiraillé. C’est lui qui est bafoué.
Lorsque le parti ne va pas bien, lorsque l’intérêt individuel passe avant notre Histoire commune, ce sont les militants qui doivent reprendre la parole.
Car vous savez qu’il ne faut pas injurier l’avenir, que nous devons poursuivre ensemble ce long chemin des Socialistes, fait de combats difficiles, de victoires enthousiasmantes.
Exigez, camarades, le respect de nos règles communes, garantes de notre démocratie interne, qui font que l’on peut vivre ensemble dans ce Parti Socialiste, précieux pour nous, indispensable pour porter l’espoir de millions de Françaises et de Français.
Exigez le respect du vote des militants. Des militants qui veulent se déterminer en conscience, sans pression, sans intimidation, loin du déchaînement médiatique et de l’instrumentalisation des sondages.
A vous à qui l’on veut dicter le script, reprenez votre place.
Depuis toujours, la grandeur du Parti repose sur vous. C’est sa force, sa fierté.
Restez exigeants camarades.


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